Le marché pour la construction du tram liégeois est relancé !

Posté le 04.04.2017

Communiqué de presse de Carlo Di Antonio (30/03/2017)

Sous l’impulsion du Ministre wallon de la Mobilité, Carlo DI ANTONIO, le Gouvernement wallon a approuvé ce jeudi, le nouveau cahier des charges pour la construction du tram de Liège.

« Il s’agit d’un dossier prioritaire qui permettra d’améliorer le quotidien de plus de 200.000 Liégeois !  Le tram à Liège a en effet pour but de pallier à la saturation des bus et du trafic automobile dont souffrent actuellement le centre-ville et son agglomération ».

30% des Wallons qui empruntent les bus TEC le font dans la zone urbaine de Liège. Le TEC Liège-Verviers connait par ailleurs une augmentation de fréquentation annuelle de 5 à 8%.  Le futur tram constitue une réponse à ces conditions de saturation.  Il permettra de transporter plus de passagers, plus rapidement et à une plus forte cadence tout en étant économique et écologique. Liège a sans conteste besoin d’un réseau structurant connecté aux bassins de vie et aux aménagements facilitant la mobilité douce.

Un cahier des charges revu et approuvé

Le 24 mars 2016, le Gouvernement décidait de relancer une nouvelle procédure de marché public pour la construction d’une ligne de tram à Liège, suite aux avis négatifs d’Eurostat quant à une déconsolidation des opérations financières liées au projet.

Les quelques mois écoulés depuis lors ont permis de cerner définitivement les modifications permettant de remédier aux points bloquants du projet de contrat précédent. Les éléments identifiés comme répondant aux critères de déconsolidation d’Eurostat ont été directement intégrés dans le nouveau cahier des charges.

Le Ministre rappelle « qu’amender le projet de contrat précédent n’aurait pu débloquer la situation, sans se mettre en porte-à-faux avec la législation sur les marchés publics ».

Eurostat a confirmé que le nouveau cahier des charges permettait bien, contrairement au projet initial, un traitement comptable des flux liés au contrat en dehors du périmètre de la Wallonie.  Le montant des investissements peut donc être enregistré dans les comptes du partenaire privé et non dans ceux de la Wallonie.  Seules les redevances qui seront acquittées par la SRWT à partir de la mise en service du tram en 2022 impacteront le solde de financement régional au fur et à mesure de leur paiement.

Echéancier 

Carlo DI ANTONIO a insisté auprès de la Société régionale wallonne du Transport (SRWT), gestionnaire de ce partenariat public-privé, pour que les 3 candidats soumissionnaires présélectionnés aient en mains les nouvelles modalités du marché dans les plus brefs délais afin d’être en mesure de plancher sur une offre adaptée le plus tôt possible.

La SRWT recevra les premières offres en septembre 2017. Deux candidats au maximum seront alors retenus pour concourir à l’ultime étape, celle de la BAFO (Best and Final Offer), une offre finale et améliorée.

Cette phase de BAFO devra permettre à la SRWT de sélectionner un soumissionnaire préférentiel avec lequel des négociations finales pourront être menées.

Enfin, c’est le Gouvernement wallon, sur proposition du Ministre wallon de la Mobilité,  qui approuvera la proposition d’attribution attendue en 2018.

Sur cette base, la mise en circulation se fera à l’horizon 2022.

Détails de la mission du prestataire

Le marché public est organisé sous la forme d’un partenariat public privé (PPP) de type DBFM pour « Design, Build, Finance, Maintain ».

Trois sociétés et leurs sous-traitants sont toujours en lice : Alstom – BAM (Mobiliège 2.0), Colas – CAF – DIF et Vinci – Meridiam – CFE – Škoda – ETF.

Le candidat qui remportera le marché aura pour mission de/d’

•      Construire le réseau électrifié entre Sclessin et Coronmeuse en ce compris les systèmes complémentaires, par exemple les carrefours.

•      Fournir le matériel roulant ;

•      Prévoir un centre de maintenance et de remisage à Bressoux pour l’hébergement des rames à l’arrêt et des activités de maintenance. Le poste de commande central y sera également implanté;

•      Intégrer le matériel de billettique de la SRWT ;

•      Aménager des espaces urbains connexes à la ligne représentant 240.000 m² sur l’ensemble du tracé et favorisant la mobilité douce.

•      Assurer la maintenance.

L’exploitation de la ligne est quant à elle du ressort de la Société régionale wallonne du Transport et plus particulièrement du TEC Liège-Verviers.

Le tram en chiffres

Le marché du tram de Liège représente un investissement de l’ordre de 380 millions d’euros pour un projet qui offrira à la Ville de Liège un transport public performant et écologique, constituant une réelle alternative à l’utilisation de la voiture.

Le tram desservira 21 stations réparties sur un tracé sur 11,7km dont 90% seront « en site propre », c’est-à-dire ne partageant pas l’espace avec les voitures. Il débouchera également sur le triangle multimodal formé par la gare ferroviaire et TGV des Guillemins, la station de tram et de bus.

« Fort d’une vingtaine de rames, le tram liégeois sera une véritable colonne vertébrale de transport, connectée à un parking de relais de plus de 900 places, au centre historique et autres bassins de vie de la ville, aux voies lentes et piétonnes » conclut Carlo DI ANTONIO, Ministre wallon de la Mobilité.